Maître N'Guyen Te Cong (nom vietnamien, son vrai nom chinois était Yuen Chai Wan) est né en 1877, frère aîné de Yuen Kai San, descendant d'une famille bourgeoise, celui-ci et son frère cadet furent initiés à l'art martial dès l'enfance sous la direction du Grand Maître Fung Siu Ching, un militaire mandarin retraité.
Quelques années plus tard, vu sa santé détériorante, Maître Fung Siu Ching décida d'envoyer le talentueux N'Guyen chez Fok Bo Chuen (Pho-Ba-Quyen), un confrère converti en moine du nom de Giac Hai Dai Su, pour finaliser sa formation au Temple du Diamant. N'Guyen Te Cong passa sept ans sous le toit de cette pagode à perfectionner ses techniques en compagnie de Nguyen Trung et Nguyen Minh (Hoang Tuong Fong).
Arrivé au Vietnam vers 1930 sur l'invitation des associations chinoises pour enseigner le Wing Chun aux familles aisées et aristocrates, les talents exceptionnels du Grand Maître N'Guyen Te Cong furent rapidement reconnus par diverses prouesses.
En 1937, demeurant chez son disciple héritier Cam Thuc Cuong, rue Hang Buom (Hanoi au Vietnam), il commença à enseigner à la classe bourgeoise Vietnamienne.
Durant la seconde Guerre Mondiale (1939-1945), sous le slogan de la « Grande Asie », le Japon s'empara de tous les pays du Sud-Est asiatique. Au Vietnam comme en Chine, le mouvement contre les Japonais prenait une ampleur croissante. Se joignant à la résistance, Te Cong devint Général et se fit connaître sous le nouveau nom de Luong Vu Te. Pourchassé intensément par la gendarmerie royale nippone, il parsema son chemin de fuite des cadavres ennemis et des anecdotes légendaires rattachés à ces affrontements.
En 1954, il émigra avec sa famille au Sud du Vietnam où il vécu comme herboriste-médecin à Cholon (quartier chinois à Saïgon) jusqu'à la fin de ses jours. N'Guyen mourut en 1959 à l'âge de 82ans, en présence de sa fille Mme Dung et du Dr Le Ba Kha, son disciple intime.
La pensée du jour :
Alors que tu chasses un tigre par la porte de devant, un loup peut entrer par celle de derrière.
Inconnu
Parole de Maître :
L'homme maître de soi n'aura point d'autre maître.
Inconnu